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Lutte contre la vie chère : les acteurs de la filière huile et le Gouvernement parviennent à un accord

Dans le cadre de la lutte contre la cherté de la vie, le Gouvernement ivoirien, par l’intermédiaire du ministère du Commerce et de l’Industrie a initié une série de rencontres avec les acteurs de différentes filières en charge des produits de grande consommation.

 

Après les acteurs des filières riz et bétail-viande, c’était au tour de ceux de la filière huile de palme raffinée d’échanger avec les responsables de la Direction générale du commerce intérieur (Dgci) et du Conseil national de lutte contre la vie chère (Cnlvc). C’était le lundi 26 juillet 2021.

Au bout de deux heures d’échanges, les acteurs de la filière huile et le Gouvernement sont parvenus à un accord.

« Ce qu’il faut retenir, c’est qu’au final, nous avons eu un accord qui sera appliqué, je pense dans les jours à venir », a rassuré Coulibaly Lacina, président du groupement de l’interprofession des raffineurs qui confirme leur disponibilité pour un changement au niveau des prix sur le marché.

Le Directeur général du Commerce intérieur, Koizan Kablan Aimé a remercié l’ensemble des industriels de cette filière « qui malgré le contexte difficile que nous traversons ont accepté d’accompagner le Gouvernement dans la stabilité du marché ». Il a réaffirmé sa volonté de poursuivre sa collaboration avec les acteurs du secteur de l’huile de palme raffinée.

Dr Ranie-Didice Bah-Koné, Secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre la vie chère (Cnlvc) a dit avoir bon espoir quant à la baisse du prix de l’huile sur le marché. « Suite à la rencontre, nous nous sommes entendus avec les acteurs de la filière huile, même si les discussions ont été difficiles parce que le contexte international est défavorable. Au niveau de l’huile, il y a une tension inflationniste sur les prix de l’huile à l’international, sur le prix du régime de palme, sur le prix de la matière première tout simplement qui permet de faire l’huile de table raffinée. Malgré ces tensions, nous étions en face des acteurs qui sont responsables et qui sont conscients de la nécessité d’accompagner, non seulement le Gouvernement, mais surtout d’accompagner les populations dans cette situation difficile de hausse des prix. Nous sommes heureux de constater que nous avons des opérateurs économiques qui sont soucieux du bien-être des populations en Côte d’Ivoire », a-t-elle dit.

(Source : https://www.cnlvc.ci/)

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Voici comment combattre la hausse illicite des prix sur les marchés

Cela fait déjà plusieurs semaines que, certains produits notamment la viande de bœuf, le riz, l’huile, ainsi des matériaux de construction, dont le ciment et le fer à béton, sont en hausse sur les différents marchés du district d’Abidjan. Une augmentation qui n’est pas à sa première. Et qui ne trouve toujours pas de solutions définitives, en dépit des actions menées par l’administration publique contre ces prix bien souvent fantaisistes que rien ne justifie. A en croire le Dr Ranie-Didice Bah Koné, Secrétaire exécutive du Conseil National de Lutte contre la Vie Chère (CNLVC), lorsqu’il y a des augmentations excessives qui ne se justifient pas, le gouvernement prend une mesure de plafonnement, afin de ramener les prix à leurs coûts normaux.

Mme Koné précise que des contrôles inopinés sont effectués chaque jour sur les lieux de vente, par les inspecteurs du ministère du Commerce et de l’Industrie. Qui procèdent à des mises en garde, des sanctions et même des fermetures de magasin. Mais, quel que soit toutes les actions entreprises par le gouvernement, le respect des prix dépend dit-elle, en grande partie des consommateurs. « Il existe 100 mille lieux de commerces en Côte d’Ivoire. Nous ne pouvons pas affecter un contrôleur pour chaque citoyen. La seule manière pour le consommateur de contraindre les commerçants à baisser les prix, c’est de boycotter leurs produits », conseille-t-elle.

En plus du plafonnement des prix et des contrôles terrains, « nous avons aussi au niveau du CNLVC, tout un volet d’actions notamment des émissions dont ‘’c’est combien’’ diffusée sur RTI 1, qui donne les tendances du marché. Il y a aussi des campagnes de sensibilisation dans les marchés et places publiques, pour expliquer le mécanisme du marché et les droits du consommateur », révèle –t-elle.

Concernant les taxes élevées brandit par de nombreux commerçants pour justifier les hausses de prix, la Secrétaire exécutive du CNLVC répond que c’est un argument qui ne tient pas la route. « Lorsqu’on regarde les produits qui ont connu des hausses et qui ont fait l’objet de plafonnement, leurs taxes ne sont pas élevées et n’ont subies aucune augmentation. C’est tout simplement de la mauvaise foi de la part des commerçants », soutient Dr Ranie-Didice.

Relativement à la viande de bœuf, elle indique qu’il y a un problème de fond. « La Côte d’Ivoire n’est pas un pays d’éleveur. Plus de 80% de la viande de bétail provient des pays du sahel notamment le Mali, le Burkina Faso, le Niger. En plus, ces zones pastorales connaissent en ce moment des difficultés, à cause de la menace terroriste. Aujourd’hui, des villages entiers d’éleveurs ont disparu. Ce qui joue fortement sur l’approvisionnement des abattoirs, sur la quantité et le coût de la viande disponible sur les marchés », explique –t-elle. S’agissant du transport qui connait également à chaque fois des hausses, elle indique que le gouvernement est en train d’élaborer un barème de prix et de faire en sorte que le coût du transport des marchandises soit réduit.

Enfin, Dr Bah Koné exhorte les commerçants à respecter les prix indiqués par le gouvernement, pour ne pas s’exposer à des sanctions. Tout comme elle demande aux consommateurs, de signaler tout commerçant contrevenant à l’adresse suivante info@commerce.gouv.ci

(Source : https://www.cnlvc.ci/)